Ces souffrances qui nous gâchent l'existence ...
« Mon cœur craint de souffrir, dit le jeune homme à l’alchimiste, une nuit qu’ils regardaient le ciel sans lune.
Dis-lui que la crainte de la souffrance est pire que la souffrance elle-même. Et qu’aucun cœur n’a jamais souffert alors qu’il était à la poursuite de ses rêves ».
Paulo Coelho
La souffrance est une réalité qui nous paraît bien tangible. Notre partenaire nous a quitté, nous souffrons. Nous ne réussissons pas à trouver un emploi, nous souffrons. Nous avons également une fâcheuse tendance à nous rajouter des souffrances supplémentaires en laissant nos peurs nous envahir (peurs d’hypothétiques problèmes à venir alors qu’ils ne se produiront peut-être pas).
Je vous conseille de lire ce merveilleux conte philosophique de Paulo Coelho : L’alchimiste. Dans ce bref extrait ci-dessus, l’auteur souhaite attirer notre attention sur la crainte de la souffrance qui est bien plus paralysante et invalidante que la souffrance elle-même. Ces peurs n’ont aucune réalité. Ce ne sont que des créations de votre esprit.
Vous avez deux alternatives : cultiver la peur en imaginant le pire à venir ou bien, rester bien ancré dans le moment présent, ce qui vous libèrera de la peur de l’avenir.
La peur est mentale. Il en découle une souffrance qui est mentale (je fais bien évidemment abstraction d’une souffrance résultant de problèmes de santé). Votre mental peut être votre pire ennemi mais également votre meilleur allié puisque vous avez le pouvoir de modifier le contenu de votre mental, comme bon vous semble.
Sylvie souffre parce que le mot « fin » s’est inscrit au bas de son mariage. Avec le temps, cette souffrance s’apaisera et finira par disparaître. Mais elle souffrira encore si elle cultive la peur d’être confrontée à la solitude et de ne pas réussir à refaire sa vie.
Le problème ne vient donc pas des évènements douloureux que nous vivons dans le présent, mais de la peur de l’avenir.
Avec le temps, nous ne souffrons plus d’avoir perdu notre emploi. Nous souffrons car nous avons peur de ne pas pouvoir nous réinsérer dans le monde du travail.
Avec le temps, nous ne souffrons plus d’avoir été quittés. Mais nous souffrons car nous avons peur de ne plus connaître, dans l’avenir, le bonheur.
Peur de l’avenir et souffrance, vous l’aurez compris, sont intimement liées. L’une ne va pas sans l’autre. La peur de l’avenir est une cause et la souffrance est un effet. Débarrassez-vous de la peur et la souffrance disparaîtra.
Plus facile à dire qu’à faire, me direz-vous !
Comment vous libérer de la peur et de la souffrance :
Etre bien ancré dans le moment présent, c’est ramener son mental dans le présent à chaque fois qu’il se projette dans le futur. Concentrez-vous sur ce que vous faites. Lorsque vous prenez vos repas, concentrez-vous uniquement sur la saveur des aliments. Lorsque vous travaillez, concentrez-vous uniquement sur vos tâches à effectuer. Lorsque vous vous relaxez, concentrez-vous uniquement sur ce moment de détente que vous vous offrez.
Vivre en pleine conscience, dans le moment présent, c’est faire barrage à toutes ces peurs qui vous gâchent l’existence et qui sont source de souffrance.
Alors, à vous de jouer …
Astralement vôtre.
Auteur : Isabelle Hubert